Fecha actual 24 Sep 2026 8:31

Todos los horarios son UTC + 1 hora [ DST ]




Nuevo tema Responder al tema  [ 13 mensajes ] 
Autor Mensaje
 Asunto: Entrevista a ciofi (interesantisima)
NotaPublicado: 08 Ene 2007 2:41 
Desconectado
Precedido por su fama

Registrado: 06 Abr 2004 19:00
Mensajes: 4041
Ubicación: En la butaca 9C
sacada de su web www.patriziaciofi.com, de la seccion Stampa.

me encanta la parte cuando dice: je dois travailler l'expressivité, les couleurs, pendant les moments dramatiques, parce que c'est vrai que, parfois, vocalement, on cherche, on cherche, mais on trouve pas… (rires) adoro su honestidad.

_____

Opéras Data Base a rencontré la soprano italienne entre deux représentations de Don Giovanni au Théâtre des Champs-Élysées, où elle interprétait le rôle de Donna Anna.

Patrizia Ciofi: Après avoir lu la chronologie de ma carrière que vous avez faite, je vais peut-être me dire que peux désormais m'arrêter! Il y a des gens qui aimeraient que je m'arrête, dans le public…

ODB : Vous avez du succès, quand même!

Oui, beaucoup… mais quand on va lire certains commentaires, c'est très contrasté. Je me dis que, c'est vrai, je fais parfois des choix de rôles un peu bizarres, c'est quelquefois un peu à la limite vocalement et ça va peut-être déranger certains spectateurs.

Vous parlez de la critique ou des amateurs?

Des deux. Je ne lis jamais les forums ni les critiques, je préfère travailler et percevoir la sensation directe du public. Je connais très bien mes limites, mes fatigues, mes problèmes de santé, mes allergies, je dois donc toujours gérer ma voix en fonction de beaucoup de données mais après, quand, à la fin, je ressens cet enthousiasme, je me dis qu'il s'est quand même passé quelque chose, que j'ai donné quelque chose. Je ne veux pas savoir ce qu'on dit ensuite. Je ne le fais pas, parce que ça m'enlève beaucoup d'énergie, mais les collègues arrivent et me disent ce qu'ils ont lu! "Non! Je ne veux pas le savoir!" (Rires) Quelquefois, les commentaires me parviennent quand même. Je n'aime pas beaucoup utiliser un ordinateur, Internet… Je reste dans mon monde.

C'est pour vous protéger?

Exactement. Souvent, les gens disent n'importe quoi et sont offensants. Nous sommes quand même des personnes, nous avons une vie , des problèmes, nous travaillons beaucoup. Ils pensent peut-être qu'on arrive sur le plateau, qu'on fait une demi-heure de répétitions et qu'après on va chanter et gagner des sous, mais ce n'est pas comme ça. Pour Don Giovanni, on a fait cinq semaines de répétitions : c'est dur, parce qu'on avait un chef et un metteur en scène très exigeants. Ça a été bien dur.

Aimez-vous les répétitions?

Oui, j'aime toujours répéter.

Mais cinq semaines…

C'est trop long.

Parce qu'on se fatigue…

On se fatigue et on perd beaucoup de concentration, d'énergie et d'enthousiasme. Ce n'est pas un opéra pour lequel on doit chercher, apprendre : c'est Don Giovanni, et nous le connaissons très bien! Nous possédons la langue, l'accès au double sens, la facilité du rapport avec les autres personnages…

La dramaturgie.

On comprend ce qui se passe à chaque instant. Si Don Giovanni me parle, je comprends ce qu'il dit. Il y a des doubles sens en italien pour lesquels il nous est très facile de trouver les couleurs, les nuances. Cinq semaines, c'est beaucoup. On travaille pour les autres, pas pour nous.

Pour les partenaires?

Pour les metteurs en scène, surtout. Ils sont souvent très nerveux et stressés.

Comme McVicar, avec qui vous avez fait Poppée et qui est très tendu pendant les représentations.

Oui, il était un peu stressé, mais pas seulement lui. Heureusement, dans Poppée je n'avais pas beaucoup à faire car c'est un rôle bizarre, c'est le rôle-titre mais elle n'a pas grand chose à chanter.

Elle est très présente sur scène, tout de même.

Oui mais elle n'a pas de pages très importantes, musicalement.

Quels sont vos metteurs en scène préférés? Il y en a eu tellement!

J'aime bien faire du théâtre, je n'ai jamais eu de problèmes avec des metteurs en scène. Je suis très disponible, j'aime bien faire des choses différentes car on chante souvent les mêmes opéras. J'aime changer aussi le caractère d'un même personnage, qu'on peut voir de plusieurs façons. J'aime les metteurs en scène qui vous regardent et qui veulent faire quelque chose avec vous, qui ne veulent pas faire le spectacle qu'ils ont dans la tête mais qui attendent de vous connaître pour ensuite mélanger les approches, créer ensemble. J'aime beaucoup ça. C'est bien, d'attendre et de voir avec qui on travaille. J'apprécie les gens de théâtre qui aiment créer, q' ils vous regardent, ils vous donnent des idées ; pour nous faire comprendre ce qui se passe dans la tête des personnages, ils parlent de leur vie et de ce qu'ils ont connu. Et après il sont tout excités quand ils voient quelque chose qui lui plaît. J'aime les metteurs en scene qui ont confiance en moi et dans mon travail.

Pour revenir à Donna Anna, les deux airs sont très différents, ce doit être difficile à aborder.

Oui, ils sont complètement différents, vocalement et pour l'interprétation. Au premier acte, Anna exprime un désir de vengeance, une rage qui doivent surtout trouver leur explication dans les phrases du récitatif. Le deuxième air est non pas facile mais plus confortable pour ma vocalité, parce qu'il est doux. Il y a beaucoup de messa di voce, de couleurs, une pensée plus douce à rendre… La première partie est difficile parce que c'est très dramatique : on doit trouver la puissance, la rage. En plus, ici, on est à 430Hz et on touche à des notes un peu compliquées pour ma vocalité. J'ai toujours essayé de rendre par l'expression, par les accents, les rôles qui sont à la limite de ma vocalité. C'est le cas avec Traviata : je dois travailler l'expressivité, les couleurs, pendant les moments dramatiques, parce que c'est vrai que, parfois, vocalement, on cherche, on cherche, mais on trouve pas… (rires) On voudrait pouvoir trouver les sons nécessaires! J'ai affronté dès mes débuts le rôle de Donna Anna et j'ai toujours trouvé le premier air un peu compliqué, mais pas trop quand même : c'est plutôt le récitatif qui est compliqué. On doit raconter beaucoup de choses, on a beaucoup de mots, c'est toujours dans le médium de la voix, on doit essayer de rester égale dans la projection. J'ai toujours la tentation de parler beaucoup, de m'exprimer théâtralement, et je sens parfois que la voix commence à partir et là, c'est très difficile.
Mais je dois aussi parler de ce spectacle car il apporte une difficulté supplémentaire : Donna Anna se retrouve au début volontairement dans les bras de Don Giovanni. Je dois donc raconter dans le premier air une histoire dont je sais qu'elle n'est pas vraie, qu'elle ne correspond pas à ce que montre la mise en scène. Dans Don Giovanni, normalement, il y a une ambiguïté de Donna Anna : on ne sait pas ce qu'elle pense, ce qu'elle éprouve, ce que sont ses émotions, ses sentiments. Là, c'est direct, c'est clair dès le début. Elle est au lit avec Don Giovanni, elle couche avec lui dans cette mise en scène. Son père arrive, elle est donc déjà coupable, dès le début, d'avoir trompé Don Ottavio, qu'elle va pourtant chercher tout de suite au secours!( Si je trompe mon mari ou mon fiancé, je ne vais pas le chercher pour l'amener dans le lit où je l'ai fait!) Le problème pour moi a été de trouver des idées dans le récitatif, parce qu'Anna raconte une histoire bien longue et bien detaillé qu' elle sait que ce n'est pas vrai, elle sait qui est le coupable, donc pourquoi rester si longtemps sur elle ? peut-être devient-elle une peu psychopathe : elle raconte cela et à la fin elle va peut-être croire à cette histoire. Je ne suis pas vraiment à mon aise dans cette optique mais j'ai confiance en Mozart, surtout.

C'est la musique qui va raconter.

Oui, et après on va un peu oublier ce qui s'est passé au début, et je vais
peut-être moi aussi croire au mensonge, sinon ça ne marche pas.

Sergio Segalini parle beaucoup de vous dans ses interviews. A-t-il été important à vos début?

Oui! Il dit toujours qu'il m'a découverte, qu'il m'a faite chanter à mes débuts, mais ce n'est pas exactement comme ça, parce que j'avais déjà fait beaucoup de choses quand je l'ai rencontré, un peu bizarrement, dans le concours " Toti Dal Monte " que je n'ai pas gagné, parce que j'étais un peu malade. Il y avait la Sonnambula en concour, je suis arrivé en finale, une coréenne a gagné. Je savais que le jury était partagé en deux et j'étais sûre dans mon coeur qu'il avait dit non. Un ou deux mois après, je l'ai rencontré dans un autre concours que, cette fois, j'ai gagné ; il était président du jury, il est venu me faire des compliments… Bizarrement, l'année d'après, j'ai reçu un appel inattendu de lui. Il me disait qu'il se rappelait de moi, de mon concours (celui que je n'avais pas gagné, où je présentais tout le role de Sonnambula) et qu'il avait été complètement charmé par mon interprétation, par ma voix. J'étais interloquée. Je lui ai rappelé que je n'avais pas gagné mais il a dit que ça n'était pas important. "Je suis le directeur du festival de Martina Franca ; samedi (nous étions lundi) j'ai la première de Sonnambula et la chanteuse est malade. Elle a annulé et je veux que tu viennes la remplacer." J'étais très étonnée, je ne pouvais pas y croire, je pensais qu'il ne m'avait pas appréciée. J'ai pris un peu de temps et je me suis décidée à y aller. J'avais bien étudié le rôle donc je n'avais pas de problème ; je suis arrivée, j'ai fait mes débuts dans Sonnambula et c'est alors qu'a commencé une histoire entre moi et lui, une histoire d'estime, de confiance, parce qu'il m'a vraiment aimée. Chaque année, il m'a donné la possibilité de revenir au festival, de chanter beaucoup de rôles inconnus, ce que j'aime beaucoup faire. Je me sens plus libre de m'exprimer.

Il n'y a pas de comparaisons, de modèles pour ces rôles.

Exactement. D'habitude, les gens viennent avec leurs préjugés…

Il faut chanter Donna Anna avec ce type de voix, ce type de couleur.

Oui. Dans ces rôles méconnus, on peut vraiment faire de la musique, du théâtre. On est libre, les gens viennent parce qu'ils ont la volonté, l'amour, la curiosité d'entendre ce que c'est que cette œuvre-ci. Et j'ai toujours eu un peu peur des comparaisons, surtout en Italie.

On idéalise les voix du passé.

Oui, surtout en Italie.

Il faut chanter Traviata comme Callas.

Oui, si on n'est pas comme les autres, ça ne va pas. On est dans les années 2000, la scène a évolué. Moi aussi, j'aime et j'ai beaucoup écouté Callas, Scotto, des chanteuses qui étaient aussi des interprètes et tout le monde sait que la Callas, la plus grande, helas n'était pas vraiment aimée quand elle chantait.

Quand on est en retraite, on est aimé davantage.

On remonte dans l'estime de ceux qui disent que c'était mieux avant. Il y a une idéalisation, quand on ne chante plus. La nostalgie c'est typique de l'opéra, du public d'opéra. Et ça fait un peu de mal à l'opéra et au théâtre. Les artistes doivent continuer à travailler, il faut un public vivant et qui nous donne de l'énergie. C'est vraiment un travail très dur, on se fatigue beaucoup, on a beaucoup de responsabilité, on le sait, on a parfois des choix à faire sur scène, beaucoup de sentiments à réunir…

Récemment, vous avez publié un magnifique CD d'airs sacrés de Vivaldi, après avoir chanté Idaspe dans Bajazet et enregistré un CD de duos de Haendel, "Amor e Gelosia", avec Joyce DiDonato. Cette activité dans la musique baroque est-elle récente, devient-elle très importante?

Je n'ai pas du tout commencé avec le baroque mais avec le bel canto. Le baroque est arrivé un peu plus tard. J'ai fait mes débuts dans Tarmerlano en 1997 à Turin, j'ai alors découvert ce monde. J'avais suivi des cours sur Monteverdi dans les années 1990, donc juste après Don Giovanni avec Desderi. On avait fait Ritorno, Poppea. J'avais donc un peu étudié la musique ancienne mais je l'ai laissée de côté. J'ai rencontré à l'époque Alan Curtis, qui vit en Italie. Il m'a toujours aimée et appelée pour faire des choses avec lui mais c'est quand je suis arrivée en France que j'ai commencé à faire beaucoup de baroque.

Car en Italie, le baroque n'est pas très développé.

Non.

Il y a eu quand même eu Siroe à Venise.

Oui, à la Scuola Grande di San Giovanni Evangelista. Une petite salle, magnifique. La mise en scène nous faisait nous promener dans le public. Mais quand même, c'est quand j'ai été découverte par la France, par Paris, que les gens du baroque m'ont connue et m'ont engagée tout de suite : Christophe Rousset, alors qu'Emmanuelle Haïm était sa claveciniste. Un disque avec Haïm sort à l'automne.

Vous avez énormément enregistré, pour quelqu'un de votre âge : il y a tous les live de Martina Franca, chez Dynamic. On voit pratiquement défiler toute votre carrière à travers ces disques, l'évolution de votre voix, dans des styles différents, Traetta, Donizetti, Meyerbeer… Vous les écoutez?

C'est très difficile. Je ne le fais pas, parce que je sais que je trouve ça déprimant car je suis extrêmement critique avec moi-même ; la plupart du temps je ne m'aime pas, je vais peut-être faire la joie des gens qui ne m'aiment pas non plus : je suis d'accord avec eux! (rires) Parfois je dis pour plaisanter que ma carrière n'est qu'une blague, qu'en réalité je fais un autre métier, que je ne suis pas chanteuse! (rires)

[b]En fait, vous êtes une espionne!


Chanteuse, c'est une couverture!

Ça permet de voyager beaucoup sans attirer l'attention…

Je travaille depuis si longtemps dans des théâtres majeurs, pour de très grands rôles, et pourtant, quand je m'écoute, je n'entends que les défauts. Quand je chante, j'ai une sensation de moi-même complètement différente de celle que j'entends au disque. Et souvent, je pense que ce soir ça ne va pas se passer bien du tout, et au contraire le public est très content. La sensation que j'ai de moi est donc souvent fausse : le public a une perception de moi que je ne partage pas, parfois. Quand je me réécoute, c'est fatiguant car je préfère garder en mémoire ce que le public me dit. Quand j'ai fait Poppea, j'ai senti dès le début que je n'étais pas à l'aise, que le public me le faisait comprendre : il n'a pas hué mais il n'a pas beaucoup applaudi. J'ai donc senti qu'il fallait faire un choix. J'avais d'autres contrats pour Poppea, j'ai dit non : je n'ai rien à donner dans ce rôle. J'ai un amour incroyable pour Donna Anna, ce rôle raconte mes débuts, ma vie, et je me suis dit "tu n'es plus une jeune chanteuse inconnue, le public va être sévère avec toi s'il pense que tu chantes un rôle qui ne te convient pas, avec en plus le diapason baroque." J'avais un peu peur, je pensais que ça ne marcherait pas.

Mais votre succès, aux saluts, était impressionnant!

Oui, et je me suis dit que j'étais peut-être bête et que je n'aurais pas dû refuser d'autres offres de Donna Anna, dans de très, très importants théâtres. J'en ai une autre bientôt dans un très, très important théâtre, je n'ai pas encore répondu, je voulais attendre ; eux aussi peut-être veulent m'entendre dans le rôle. Avant, j'aurais dit non ; là, je ne sais plus. Je préfère que ce soient les autres qui choisissent pour moi! Les gens, les critiques disent quelque chose que je pense moi aussi, mais quand je vois les réactions du public, je me pose des questions…

Si vous aimez le rôle, il faut le faire.

Je l'aime bien, oui, peut-être avec une autre approche, avec un orchestre moderne, un peu plus de hauteur… Mais aussi avec une mise en scène un peu plus riche. Ce n'est pas que je n'ai pas aimé cette production, je trouve qu'André Engel est un intellectuel, un génie, et j'aime bien travailler avec des hommes de théâtre comme lui, mais peut-être Don Giovanni n'est-il pas vraiment comme ça, dans mon cœur : il est un peu pauvre, ici ; je ne sais pas, c'est ce que je sens en moi-même. Don Giovanni a quelque chose qui vient du ventre, il y a des grands sentiments qui en sortent, qui s'extériorisent. Il aime la beauté, la vie.

Les défis

Oui. Mais la c'est une expérience. Je suis énormément heureuse de ce que me dit le public, je ne vais pas lui dire qu'il est fou! J'accepte toujours ce qu'il me dit et donc peut-être vais-je continuer avec Anna. J'aime moi aussi beaucoup les défis et je m'ennuie beaucoup en faisant les mêmes choses chaque jour. Peut-être un jour vais-je changer complètement de travail ; j'ai envie de trouver des motivations fortes dans la vie.

Vous êtes-vous déjà dit que vous vouliez arrêter?

Oui, ça c'est quelque chose de quotidien dans le monde du chant.

Et du théâtre parlé, ça vous dirait?

Oui, j'aimerais beaucoup!

Le cinéma?

Le théâtre.

La scène, c'est important, la présence du public.

Oui. Dans la vie, je suis un peu spéciale car je n'ai pas un caractère très ouvert… j'ai appris à changer par le travail sur scène.

Pourtant, vous avez un très bon contact avec le public, à la sortie des artistes.

Oui, j'aime beaucoup ça, et ça m'aide à continuer : je sens que les gens m'aiment, j'aime les gens aussi. Mais dans la vie, j'ai un caractère un peu introverti. J'ai été une grande timide et le théâtre m'a aidée. Le plateau, c'est la meilleur façon de s'ouvrir, de trouver aussi une voie. J'ai toujours utilisé ma voix pour trouver ma voie intérieure. Le théâtre est une grande psychanalyse pour moi-même, pour me connaître, pour devenir grande, pour m'aimer un peu plus. Voilà, vous avez tout enregistré! (rires) Mais c'est vrai! Peut-être aimerai-je un jour trouver une autre façon de vivre ce métier.

La mise en scène?

Je ne sais pas si j'en suis capable, mais mélanger le théâtre parlé avec la musique, la poésie, je ne sais pas, je cherche.

Une forme de récital nouvelle.

Pourquoi pas, mais d'abord je dois avoir les idées plus claires, trouver quelqu'un qui puisse m'aider dans ce chemin.

Un rôle de théâtre parlé vous fait rêver?

Beaucoup! Shakespeare, le théâtre italien…

Pirandello.

Oui, mais je serais aussi intéressée par des gens qui pourraient créer des œuvres pour moi. Dans le théâtre parlé, il y a moin de répertoire, il y a beaucoup de créations, d'écrivains qui écrivent pour les interprètes et en pensant à eux.

Alors pourquoi pas de la musique contemporaine?

Oui, si un jour j'en ai assez du répertoire, du romantisme, des gens qui connaissent tous les mots, tous les détails de chaque interprétation de tel ou tel artiste! Je ferai quelque chose de nouveau.

Merci de nous avoir reçus!

_____


Arriba
 Perfil  
 
 Asunto:
NotaPublicado: 08 Ene 2007 16:04 
Desconectado
Antiguo Moderador

Registrado: 09 Mar 2004 21:01
Mensajes: 533
Bayista, por si se le escapó en su momento :wink: :
<a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=105992&highlight=citen#105992" target="_blank">uno</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=104187&highlight=citen#104187" target="_blank">dos</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=103947&highlight=citen#103947" target="_blank">tres</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=87554&highlight=citen#87554" target="_blank">cuatro</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=74082&highlight=citen#74082" target="_blank">cinco</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=70884&highlight=citen#70884" target="_blank">seis</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=67196&highlight=citen#67196" target="_blank">siete</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=61719&highlight=citen#61719" target="_blank">ocho</a>, ...

¿Año Nuevo, vida nueva? Por favor, hagan caso de una vez.


Arriba
 Perfil  
 
 Asunto:
NotaPublicado: 08 Ene 2007 16:38 
Desconectado
Div@
Div@
Avatar de Usuario

Registrado: 23 Mar 2004 20:02
Mensajes: 3805
Ópera Actual escribió:
Bayista, por si se le escapó en su momento :wink: :
<a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=105992&highlight=citen#105992" target="_blank">uno</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=104187&highlight=citen#104187" target="_blank">dos</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=103947&highlight=citen#103947" target="_blank">tres</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=87554&highlight=citen#87554" target="_blank">cuatro</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=74082&highlight=citen#74082" target="_blank">cinco</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=70884&highlight=citen#70884" target="_blank">seis</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=67196&highlight=citen#67196" target="_blank">siete</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=61719&highlight=citen#61719" target="_blank">ocho</a>, ...

¿Año Nuevo, vida nueva? Por favor, hagan caso de una vez.


.......¡MAAAAMMMMMBOOO!

Saludos

PD: Recién aterrizado por el foro y ya estamos de fiesta.¡Olé tus narices!! :lol:


Arriba
 Perfil  
 
 Asunto:
NotaPublicado: 08 Ene 2007 17:38 
Desconectado
Maestro de coro
Maestro de coro
Avatar de Usuario

Registrado: 19 Sep 2006 10:52
Mensajes: 414
Ubicación: Patagonia argentina
Sí...qué buena entrevista!. Transparente la Ciofi. Y se me ocurre que esa carga de inseguridades, mejor o peor disimuladas (o indisimuladas en este reportaje), deben ser comunes a la mayoría de los cantantes. Esos riesgos sin red, son una de las cosas que me hacen amar la ópera.


Arriba
 Perfil  
 
 Asunto:
NotaPublicado: 08 Ene 2007 17:42 
Desconectado
Birlabirras
Avatar de Usuario

Registrado: 07 May 2006 18:02
Mensajes: 3721
Caminante escribió:
Ópera Actual escribió:
Bayista, por si se le escapó en su momento :wink: :
<a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=105992&highlight=citen#105992" target="_blank">uno</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=104187&highlight=citen#104187" target="_blank">dos</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=103947&highlight=citen#103947" target="_blank">tres</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=87554&highlight=citen#87554" target="_blank">cuatro</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=74082&highlight=citen#74082" target="_blank">cinco</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=70884&highlight=citen#70884" target="_blank">seis</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=67196&highlight=citen#67196" target="_blank">siete</a>, <a href="http://www.operaactual.com/foro/viewtopic.php?p=61719&highlight=citen#61719" target="_blank">ocho</a>, ...

¿Año Nuevo, vida nueva? Por favor, hagan caso de una vez.


.......¡MAAAAMMMMMBOOO!



Genial!!Imagen


Arriba
 Perfil  
 
 Asunto:
NotaPublicado: 08 Ene 2007 18:03 
Desconectado
Florezido
Avatar de Usuario

Registrado: 26 Mar 2004 16:50
Mensajes: 5436
Ubicación: Numero quindici, a mano manca.
ye ne comprè pan...

_________________
...la scena a' miei tempi era altra cosa.


Arriba
 Perfil  
 
 Asunto:
NotaPublicado: 08 Ene 2007 21:32 
Desconectado
La Donna del Lago
Avatar de Usuario

Registrado: 09 Ene 2006 22:18
Mensajes: 5212
Ubicación: Estado Zen
@lm@viv@ escribió:
ye ne comprè pan...

Yo esta mañana, una de cuarto y una de medio.


Arriba
 Perfil  
 
 Asunto:
NotaPublicado: 09 Ene 2007 2:38 
Desconectado
Precedido por su fama

Registrado: 06 Abr 2004 19:00
Mensajes: 4041
Ubicación: En la butaca 9C
el boss, proximamente coronado como peor forero del 2006, escribió:
Bayista, por si se le escapó en su momento :wink:


perdon :oops:! yo supuse q como esto no esta publicado en ningun libro, ni revista, ni diario digital... sino ofrecido por la cantante en su pagina web, se podia transcribir... si no es asi, lo quito y punto.

@lm@viv@, obviamente no guillaume tell, escribió:
ye ne comprè pan...


pues toma aqui una buena hogaza.

no obstante, como soy una bellisima persona (por fuera y por dentro), te traducire yo mismo el titular, pa q te huelas el resto:

je dois travailler l'expressivité, les couleurs, pendant les moments dramatiques, parce que c'est vrai que, parfois, vocalement, on cherche, on cherche, mais on trouve pas… (rires).

debo trabajar la expresividad, los colores, durante los momentos dramaticos... porq es cierto q, a veces, vocalmente se busca, se busca... pero no se encuentra nada (risas).



q no te acuse pocholo de insincera, di q si!


Arriba
 Perfil  
 
 Asunto:
NotaPublicado: 09 Ene 2007 22:02 
Desconectado
Maestro de coro
Maestro de coro
Avatar de Usuario

Registrado: 18 Jul 2005 23:38
Mensajes: 532
Ubicación: En el lado opuesto
bayista escribió:
el boss, proximamente coronado como peor forero del 2006, escribió:
Bayista, por si se le escapó en su momento :wink:


¿Crees que habrá pucherazo y competencia desleal?. Yo también juego.

Curiosa entrevista. Gracias. Mi francés básico, pero más o menos....

Saludos Bayista.

_________________
[Aquí alzó otra vez la voz maese Pedro y dijo:
—Llaneza, muchacho, no te encumbres, que toda afectación es mala]

Don Quijote de la Mancha. Capítulo XXVI
Miguel de Carvantes


Arriba
 Perfil  
 
 Asunto:
NotaPublicado: 10 Ene 2007 0:07 
Desconectado
Div@
Div@
Avatar de Usuario

Registrado: 07 Abr 2004 0:35
Mensajes: 1694
:shock: Muy interesante la entrevista... no sólo porque (cosa rara) ella está dispuesta a decir algo, sino porque el periodista sabe qué preguntar y cómo conducir la conversación.

Es curioso eso que dice de que se guía por la impresión que recibe del público... ¡hasta el punto de abandonar un papel porque cree que no ha gustado lo suficiente!


Arriba
 Perfil  
 
 Asunto:
NotaPublicado: 10 Ene 2007 17:22 
Desconectado
Div@
Div@
Avatar de Usuario

Registrado: 24 Mar 2004 10:34
Mensajes: 2165
Ubicación: Barcelona
Rido escribió:
Sí...qué buena entrevista!. Transparente la Ciofi. Y se me ocurre que esa carga de inseguridades, mejor o peor disimuladas (o indisimuladas en este reportaje), deben ser comunes a la mayoría de los cantantes.


Sieglinde escribió:
:shock: Muy interesante la entrevista... no sólo porque (cosa rara) ella está dispuesta a decir algo, sino porque el periodista sabe qué preguntar y cómo conducir la conversación.


Estoy de acuerdo con vostros, interesante y sincera (o lo parece) :wink:

_________________
Cleo


Arriba
 Perfil  
 
 Asunto:
NotaPublicado: 12 Ene 2007 2:43 
Desconectado
Concertino
Concertino
Avatar de Usuario

Registrado: 09 Nov 2004 16:01
Mensajes: 950
Ubicación: Barcelona
Otra


Arriba
 Perfil  
 
 Asunto:
NotaPublicado: 12 Ene 2007 3:14 
Desconectado
Precedido por su fama

Registrado: 06 Abr 2004 19:00
Mensajes: 4041
Ubicación: En la butaca 9C
sin duda demuestra en cada entrevista q es mucho mas q una mera cantante... me parece realmente interesante y enriquecedor todo lo q dice.
.
.
.
.
.
brutal lo de las bragas de violetta valery :rolling:


Arriba
 Perfil  
 
Mostrar mensajes previos:  Ordenar por  
Nuevo tema Responder al tema  [ 13 mensajes ] 

Todos los horarios son UTC + 1 hora [ DST ]


¿Quién está conectado?

Usuarios navegando por este Foro: Google [Bot] y 27 invitados


No puede abrir nuevos temas en este Foro
No puede responder a temas en este Foro
No puede editar sus mensajes en este Foro
No puede borrar sus mensajes en este Foro

   
     
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group
Traducción al español por Huan Manwë para phpbb-es.com